
Hannibal Lecter: Les origines du mal
Donnez votre note personnelle sur ce film:| J’ai eu la chance dernièrement de visionner ce film un peu avant sa sortie dans nos clubs vidéos. Je suis un des fans de Hannibal Lecter qui attendait d’un bon oeil la sortie de ce quatrième film, présentant la jeunesse de Hannibal.
J’ai été un peu déçu par le film cependant. Bien que l’histoire commence assez bien en nous plongeant dans l’action et nous présentant Hannibal et sa jeunesse troublante, le scénario est très linéaire et étonnamment prévisible. Par moment, l’histoire devient presque ennuyante et ce, malgré l’impressionnante prestation de Gaspard Ulliel, qui a bien su incarné ce que aurait pu être le jeune Hannibal Lecter. Malgré tout c’est un bon film, divertissant, que je conseille évidemment aux fans du docteur Lecter ! |
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Le Dr. Hannibal Lecter est de retour dans Hannibal Rising en anglais et Hannibal Lecter : Les origines du mal, l’adaptation cinématographique du dernier roman de Thomas Harris. D’autres films ont été adapté des romans de Thomas Harris qui reprennent le même personnage, au nombre desquels se trouvent Le silence des agneaux, Dragon Rouge et Hannibal où les lecteurs apprennent que le Dr. Lecter a vu sa famille entière décimée durant la Seconde Guerre Mondiale en Europe de l’Est. Ce n’est que dans Hannibal Lecter : Les origines du mal que l’enfance et l’adolescence du célèbre tueur cannibal est racontée.
Synopsis
Le film couvre sa vie de six à vingt ans et nous éclaire sur les circonstances de la mort de sa famille, surtout celle de sa sÅ“ur, Mischa, tuée et dévorée par des criminels de guerre affamés par une tempête. En montrant la jeunesse d’un monstre, il s’agit en même temps d’en démontrer la genèse : ainsi, c’est à la construction psychique du Dr Lecter que l’on assiste.
Son intelligence, ses qualités d’esthètes, son goût pour la forme, sont autant de facettes de sa personnalité dont le film tente en partie de donner la clef. Au Dr. Lecter, on applique cette rétrospection qu’il faisait subir à l’agent Starling : on entre dans son passé afin de mieux le comprendre.
Le jeune Hannibal rescapé du massacre de sa famille est placé dans un orphelinat. Quelques années plus tard, adolescent, il s’enfuit de l’orphelinat au sein duquel il s’était muré dans le silence. Il part en France, accroché à la seule adresse de son oncle écrite au dos d’une enveloppe : arrivé à son château, il ne trouve que sa femme, une Japonaise, Lady Musaraki. Cette dernière joue pour lui un double rôle : elle est non seulement celle qui lui tend un sein à la fois maternel et érotique, mais aussi celle qui lui donne un code de l’honneur, du rituel et de la culture. À la fois son père, sa mère et son (seul) amour, Lady Musaraki est le référent par excellence du jeune Hannibal.
Pour autant, les efforts qu’elle met en Å“uvre pour calmer son esprit de vengeance (qu’elle a pourtant sans doute contribué à mettre en place avec son enseignement du code de l’honneur samouraï) seront vains. Alors qu’Hannibal intègre la faculté de médecine (où il doit s’acquitter d’un travail de légiste en guise de compensation à sa bourse d’études), il se découvre une passion morbide pour les cadavres. Les rêves en flash-back de la soirée du meurtre et du repas totemique de sa sÅ“ur ne cessent de l’obséder et il finit par cédér à la tentation d’utiliser un sérum de vérité pour recouvrer la mémoire.
A partir de là , Hannibal entreprend de venger sa sÅ“ur (et sa famille, mais il n’en est guère plus mention dans le film), ce qui le mène à exercer une série de meurtres sanguinolents où le goût de Hannibal pour la chair humaine commence à se manifester. Pas encore l’être raffiné qu’il sera dans les années de vieillesses campé par Anthony Hopkins, le jeune Hannibal joué par Gaspard Ulliel commence à faire son chemin vers ce qu’il sera : cultivé, manipulateur et surtout amèrement incapable de ressentir d’autres passions que celle de son goût pour la chair.
Le film propose donc une origine du mal simpliste : ayant vu sa sÅ“ur se faire dévorer par des soldats affamés, Hannibal devient cannibal. Plutôt que de chercher à comprendre comment l’anthropophagie peut relever, dans nos sociétés, d’une perversion sexuelle sadique qui se résout dans la manducation de l’être désiré, Hannibal Lecter : les origines du mal s’attache à un trauma simple et directement lié au cannibalisme.
Fiche technique
* Titre : Hannibal Lecter : les origines du mal
* Titre original : Hannibal Rising
* Réalisation : Pietro Scalia et Peter Webber
* Scénario : Thomas Harris, d’après son propre roman
* Production : Dino De Laurentiis, Tarak Ben Ammar et Martha De Laurentiis
* Production exécutive : Dino De Laurentiis, James Clayton et Duncan Reid
* Pays : France, Royaume-Uni et États-Unis
* Musique : Ilan Eshkeri et Shigeru Umebayashi
* Photographie : Ben Davis
* Montage : Valerio Bonelli et Pietro Scalia
* Décors : Allan Starski
* Costumes : Anna B. Sheppard
* Lieux de tournage : France, Lituanie, Prague ( République tchèque)

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